Comment vivre avec un égoïste

Faut-il être ou devenir égoïste ?

Marylin Monroe
Etre égoïste par Marylin Monroe

Cette citation de Sacha Guitry définit très bien, ce qu’est un égoïste :

« Un égoïste, c’est quelqu’un qui ne pense jamais à moi ! ».

En effet, la plupart des humains que nous sommes, reprochons souvent à nos chéri(e)s, d’être particulièrement égoïstes, en ce qui les concerne !

Mais qu’en est-il réellement ?

S’occuper de soi, rechercher son intérêt, afin d’être plus solidaire de ses semblables, autrement dit : être égoïste dans le bon sens, pour cesser de l’être dans le mauvais. Pourquoi pas ?

Encore faudrait-il que l’on s’en donne la peine, non ?

Etre égoïste apparaît plus que jamais comme un vilain défaut. Pourtant, à petites doses, il se révèle parfois nécessaire.

« Tu peux me rendre un service ? »

On ne peut plus entendre cette petite phrase sans se sentir agressé. Nos traits se crispent, notre regard se durcit. Qu’est-ce qu’on va encore nous demander ? Qu’est-ce qu’on veut nous voler ? Notre argent, notre temps ?

Comme la majorité des égoïstes, on refuse d’admettre qu’on l’est : les égoïstes, ce sont les autres, avec leurs demandes qui nous empêchent de nous consacrer à nous et à notre bien-être autant qu’on le souhaiterait.

Contrairement à ce qui se dit trop souvent, le grand égoïste n’est pas heureux : s’intéressant trop à son moi, il s’investit peu dans ses relations aux autres, il tombe rarement amoureux… Peu touché par les drames qui bouleversent le monde, il a la sensation angoissante que ses propres problèmes sont les plus graves qui puissent exister. Il s’enferme dans une situation d’isolement qui l’expose à la dépression.

Une question de culture

L’égoïsme et son contraire l’altruisme sont, dans une certaine mesure, affaire de culture. L’individualisme de nos sociétés nous pousse à chouchouter nos petits «moi», à cultiver nos singularités. Il nous offre un maximum de liberté, mais, en cas de coup dur (chômage, séparation, maladie), il nous rend plus vulnérables que ne le sont les membres des sociétés collectivistes, puisque nous ne pouvons alors compter que sur nous-mêmes.

À l’opposé, certains ont pu découvrir, par exemple lors de vacances au Portugal, l’hospitalité de villageois possédant le strict minimum, mais prêts à offrir le vin, la morue et le porto, sans rien demander en échange. Dans les sociétés, où c’est le « nous » qui compte, l’égoïsme est nettement moins fréquent.

Celui qui peut, celui qui a, donne, sans se poser de questions.

Nul ne naît altruiste

Que nous soyons nés dans une société collectiviste ou individualiste, durant nos premières années, nous sommes tous des petits Narcisse ne songeant qu’à leur plaisir immédiat.

Aucune gratitude pour ceux qui nous font du bien : ils nous le doivent. Et ils ne nous intéressent qu’en fonction de leur utilité pour notre moi.

Cet égocentrisme fait partie du développement normal. D’ailleurs, chez le jeune enfant, il a son utilité : il permet d’accéder à la conscience de soi et c’est un préalable indispensable à l’estime de soi. L’enfant sort de son univers mental égocentrique vers 7-8 ans, avec la reconnaissance de l’autre, la capacité progressive à éprouver de l’empathie et l’aptitude à se montrer curieux d’autrui.

Certains, pourtant, conserveront toute leur vie une forte tendance à ne s’intéresser qu’à eux-mêmes et à se prendre pour le centre du monde.

L’apprentissage du « pipi », « caca »

Le futur grand égoïste est généralement enfant unique ou le chouchou – il est rarement issu d’une famille nombreuse.

Il est adulé par un entourage béat s’extasiant sur ses moindres faits et gestes, prêt à sacrifier sa tranquillité et sa liberté pour lui.

Il en conclut logiquement que son moi est vraiment le plus intéressant qui soit.

Mais s’il est une étape cruciale dans le rapport au don et à l’échange avec autrui, c’est l’apprentissage de la propreté sur le pot. Jusqu’alors, c’est toujours l’enfant qui réclame (de l’aide, de l’attention, à manger…). Là, la situation se renverse : les adultes lui demandent de « faire ».

Bébé sur son pot
Apprendre à faire pipi, caca pour Bébé… n’est pas si simple !

Or, des parents qui exigent,  trop autoritairement, les produits de l’intestin de leur enfant comme s’il s’agissait d’un dû (« Tu resteras ici tant que tu n’auras pas fait ») l’inciteront à se sentir agressé par toute demande.

Ils induiront un égoïsme défensif pathologique, par lequel il se protégera des sollicitations d’autrui, presque toujours vécues comme inquiétantes.

 Ainsi, entre l’enfant unique qu’est notre chéri(e) et son rapport au « popo-pipi-caca » de son enfance, soyez sûrs, que l’on n’a pas fini d’entendre parler de lui ou d’elle, toutefois sans que cela vous atteigne désormais !

 

 

 

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Marie Da Cruz Écrit par :

Marie Da Cruz est Auteure, Rédactrice Web, Blogueuse en Conseils sur le Bien-Etre, le Bonheur, le Couple, la Famille, les Enfants, le Développement personnel et tout ce qui peut contribuer à vous rendre Heureux ! Sa devise : Prenez soin de vous !

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