Rois, Reines et l’Épiphanie…

Quand peut-on (enfin) manger de la galette des Rois ?

 

galette des rois
Source photo : jean-jacques-ceccarini-le-figaroavis-vin.lefigaro.fr

L’Epiphanie est traditionnellement fixée dans le calendrier chrétien au 6 janvier, soit douze jours après la naissance de Jésus selon la liturgie romaine. Le 6 janvier tombant régulièrement en pleine semaine, une réforme a transféré la date au second dimanche suivant Noël, soit, quasi-systématiquement, au premier dimanche de janvier. La galette des Rois est donc découpée à cette date, en tout cas dans les pays qui n’ont pas de jour férié dédié à l’Epiphanie.

Les origines de la galette des Rois et de la fève

Il faut remonter au XIIIe ou au XIVe siècle pour retrouver les premières traces du partage d’une galette des Rois  lors de l’Épiphanie. Une galette, partagée en autant de portions que de convives plus une : la « part du pauvre », c’est-à-dire destinée au premier pauvre qui se présentait. On parle d’abord d’un gâteau doré et de forme ronde, une description qui peut rappeler le soleil et donc le culte des Saturnales. Pendant ces festivités de 7 jours, les excès étaient permis et il était d’usage d’offrir des gâteaux à son entourage. Une tradition qui, au Moyen-Age, est devenue celle du « gâteau des Rois ». Pour certains, l’appellation viendrait de la redevance qu’il fallait verser à son seigneur à la même époque. Redevance généralement accompagnée elle-même d’un gâteau.

Quant à la fève, elle aurait précédé la galette des Rois puisqu’elle date elle aussi de l’empire romain. Il était d’usage en effet dans la Rome antique de tirer au sort le roi d’un festin grâce à un jeton noir ou blanc. Il est aussi dit qu’un roi était désigné par ce biais parmi les soldats d’une garnison ou dans une famille lors des Saturnales et qu’il pouvait ainsi, pendant une journée, réaliser tous ses désirs et commander tout ce qu’il lui plaisait.

Une légende rapporte également une autre origine de la fève : la légende de Peau d’âne, inspirée du conte de Charles Perrault. C’est ainsi en oubliant sa bague dans un gâteau destiné au prince que Peau d’âne aurait inspiré cette étrange coutume.

Enfin, la tradition d’envoyer le plus jeune des convives sous la table pour désigner à qui revient chaque morceau de la galette des Rois serait arrivée à la même époque. Lors des Saturnales toujours, le maître de maison demandait en effet au plus jeune de la famille, censé être le plus innocent, de désigner à quel convive il doit distribuer la part qu’il tient en main.

L’enfant est généralement surnommé Phébé (pour « Phœbus » ou « Apollon »), en référence à un oracle d’Apollon.

Source de l’article : linternaute

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Marie Da Cruz

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