Catégorie : Amour & Amitié

Tout ce qui se rapporte à l’amour ou à l’amitié. Les rapports humains…

L'amour avec un grand AAimer à en perdre la raison?

L’une des plus grandes histoires d’amour connue est celle de Pierre Bergé et d’Yves Saint Laurent. A l’occasion de la sortie du film YSL de Jalil Lespert avec Pierre Niney et Guillaume Gallienne, on peut se poser la question : l’amour ne peut-il exister que dans la tourmente ? Quoi que l’on en dise, c’est en aimant à la folie que l’on découvre l’infinie palette des sentiments !

Une vie de solitaire, une vie d’isolement psychique, où tout n’est que façade, artifices et démesure… Une vie de souffrances refoulées, une vie déchirée dont on s’acharne à recoudre les bords, une vie où le rire devient la seule arme de défense pour ne pas pleurer, une vie de misères et d’envies utopiques qui vous permettent illusoirement de tenir debout et d’avancer malgré vous, malgré tout. Voilà ce que peut être votre vie lorsque l’amour a fait ses valises et emporte avec elles, tout le monde merveilleux que ce sentiment nous apporte !
Et puis, un jour, sans crier gare, alors que la solitude fonctionne à merveille, dans l’indifférence la plus totale de chacun de nous, ça vous tombe dessus !
Pour ma part, il est entré ce jour-là dans mon bureau où j’étais très concentrée par un dossier à l’écran sur mon MacIntosh…
Je venais d’avoir un enfant et le travail s’était plutôt accumulé en mon absence. Pas le temps de se reposer sur ses lauriers et il fallait « boucler »ce foutu journal !
J’étais responsable de toute une équipe de pigistes, mon travail me passionnait. Il fallait préparer les sujets d’articles, y mettre tous les documents nécessaires à la rédaction, choisir le bon journaliste capable d’en être l’auteur et le recruter, gérer les délais entre l’écriture, la
relecture, la mise en page, les délais de fabrication et le bouclage final de l’article… Il y en avait quatre cents par mois, tous différents
des uns des autres !

 

Chaque jour, c’était un contre-la montre, pas le temps de rêvasser ou de penser à autre chose qu’à son travail, dans l’urgence, l’immédiat.

J’étais plutôt performante et j’adorais travailler « sous pression » ! Les challenges m’ont toujours attiré, donné une adrénaline quasi magique dans le néant de ma vie  sentimentale.

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L’amour éternel

Ah ! L’Amour ! On ne se lassera jamais d’en parler ! Justement, je tenais à mettre  à l’honneur secrets d’artistes et d’amour éternel chez deslettres.fr !

En effet, j’adore particulièrement ce blog car à travers de simples lettres publiées, nous plongeons au cœur de tous les états d’âme ou émotions, d’individus célèbres ou anonymes. Un vrai régal de lecture !

Longue vie à deslettres.fr !logo deslettres.fr

L’amour : le secret des grands artistes ?

L’amour serait-il le grand secret des grands artistes de ce monde, la flamme folle qui façonne leurs sublimes créations ? Oui, à en croire une lettre  de Jean Cocteau à Jean Marais, son partenaire sentimental et sa muse artistique, ou à lire la lettre sublime d’Edgar Allan Poe à sa dernière passion, la poétesse Helen.

Pour d’autres artistes marqués par la vie, comme Edith Piaf, ou à l’aube d’un demi-siècle de une vie commune, comme Paul Newman, l’amour reste le plus enivrant des nectars. Et toutes les unions -gay, lesbiennes aussi- en éprouvent la fureur et l’ivresse, comme l’atteste une lettre de l’icône lesbienne Renée Vivien à sa belle envolée, Natalie Clifford-Barney.

Par delà les vicissitudes du cœur et les aléas de la vie amoureuse, une autre puissance aimante ces figures: leur création artistique, comme en témoignent des lettres aussi bien de Giacometti que du regretté Patrice Chéreau.

Enfin, ne l’oubliez pas : Alice Munro, Prix Nobel de Littérature 2013, rappelle qu’à l’heure numérique, comme depuis l’invention de l’écriture, tout peut commencer par une lettre. Soyez d’attentifs épistoliers : bonne lecture !

 

Lettre de Jean Cocteau à Jean Marais : "Je me noyais et tu t'es jeté à l'eau sans une hésitation"

Lettre de Jean Cocteau à Jean Marais: « Je me noyais et tu t’es jeté à l’eau sans une hésitation »

 

La rencontre en 1937 de Jean Cocteau, né le 5 juillet 1889 et décédé le 11 octobre 1963, et de  Jean Marais, 24 ans de moins,  est le début d’un amour légendaire et d’une féconde collaboration artistique entre le poète et sa muse, aboutissant à des oeuvres comme La Belle et la Bête. Liaison orageuse et passionnelle comme l’atteste cette …

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Lettre de condoléances de Stewart Stern après la mort de James Dean : « Jimmy vivait, lumineux et unique dans un monde où la plupart des choses sont artificielles, malhonnêtes et mornes ».

James Dean meurt dans un accident de voiture le 30 septembre 1955, un mois après son rôle mythique dans La Fureur de Vivre. Quelques jours après ses funérailles, Stewart Stern, scénariste de La Fureur de Vivre et ami de James Dean, écrit cette lettre de condoléances à Marcus et Ortense Winslow, oncle et tante de l’acteur, qui l’avaient élevé. Une lettre bouleversante, un portrait intime et inconnu de cet acteur mythique.

 

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12 octobre 1955

Cher M. Marcus et Mme Winslow,

Je n’oublierai jamais cette ville silencieuse en ce jour ensoleillé si particulier. Je n’oublierai jamais le soin avec lequel ces gens posaient leurs pieds si prudemment sur le trottoir, comme si le son d’un talon qui claque pouvait déranger le sommeil d’un enfant assoupi et silencieux. Et les murmures. Vous rappelez-vous d’une personne élevant la voix plus haut qu’un murmure pendant ces heures de recueillement et d’adieux ? Pas moi. Une ville entière frappée de silence, une ville entière, la gorge serrée d’amour, dont les habitants se demandaient pourquoi ils avaient si peu de temps pour dire adieu à cet amour.

Gandhi a un jour dit que si toutes ces personnes condamnées à Hiroshima avaient levé leurs visages vers l’avion qui planaient au-dessus d’eux et qu’elles avaient adressé un simple soupir de protestation spirituelle, le pilote n’aurait pas lâché la bombe. C’est peut-être vrai. Peut-être pas. Mais je suis sûr, je suis certain, je sais, que l’immense vague d’affection chaleureuse qui a déferlé sur Fairmount a accompagné cet irrésistible fantôme pour toujours et à jamais. […]

Voici une étoile filante, une étoile sombre née du froid invisible : elle frappe les couches supérieures de l’atmosphère et regardez-la bien ! On la voit ! Elle brûle, décrit un arc dans les cieux et nous éblouit. Elle s’éteint dans les cendres et la mémoire. Mais son image demeure dans nos paupières pour pouvoir la contempler encore et encore. Car elle était rare. Et belle. Et nous remercions Dieu et la nature de l’avoir envoyée devant nos yeux.

Si peu de choses étincellent. Si peu de choses sont belles. Notre monde n’a pas l’air capable de contenir longtemps cette brillance. Seul celui qui a connu la douleur peut connaître l’extase. La Beauté n’existe que face à la laideur. La Paix n’est appréciée que si elle a été précédée d’une guerre. Nous voudrions tant que la vie ne permette que le Bien. Mais il s’évanouit quand son opposé disparaît. C’est du marbre blanc sur des neiges éternelles. Et Jimmy vivait, lumineux et unique dans un monde où la plupart des choses sont artificielles, malhonnêtes et mornes. Il est apparu et a éclairé nos existences.

Je ne possède rien qui appartenait à Jim, rien que je puisse toucher ou regarder si ce n’est la boue qui collait à ses bottes et un  grain de maïs de votre grange. Je n’ai rien d’autre et je ne veux rien de plus. Je n’ai pas besoin de toucher ce qu’il a touché car  je peux toujours sentir sa main sur mon épaule. Il m’a donné sa confiance, sans conditions et véridiquement. Un jour, il m’a dit qu’il jouerait dans La Fureur de Vivre parce qu’il savait que je le voulais et un autre, il a essayé de joindre le magazine Life pour que ce soit moi qui écrive sa biographie. Il m’a dit qu’il pensait que je le comprenais et si Life refusait que j’écrive les textes pour accompagner les images que Dennis avait prises, il refuserait que ce magazine fasse ce reportage sur lui. J’ai réussi à l’arrêter, sachant que Life avait l’habitude d’utiliser son propre staff d’écrivains, mais je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti lorsqu’il unissait sa vie à la mienne. Enfin, il m’a fait don de son art. Il a récité mon texte et joué mes scènes mieux que n’importe quel acteur de notre époque, ou même de l’histoire du cinéma, ne l’aurait fait. Je sens que d’autres cadeaux de sa part, des cadeaux pour nous tous, nous attendent. Son influence ne s’arrête pas avec sa mort. Elle nous accompagne et changera profondément notre façon de voir le monde. Jimmy m’a appris la valeur d’une minute. Il aimait ses minutes et je dois maintenant aimer les miennes.